Casser les codes… Voilà l’ambition des flibustiers du business. Michael O’Leary, Xavier Niel ou, il y a 70 ans, Edouard Leclerc ont en commun d’avoir bouleversé un marché qu’ils considéraient comme peu innovant et concurrentiel. Ils ont débarqué avec un argument qui a fait mouche face à leurs concurrents : des prix cassés grâce à une organisation low-cost. « Au contraire des héritiers, qui n’ont aucun intérêt à bouleverser un fonctionnement qui les sert, les entrepreneurs de leur trempe n’ont pas fait de grandes études et ne viennent pas de familles prestigieuses. On retrouve cela chez Steve Jobs ou Richard Branson, le fondateur de Virgin », détaille Frédéric Fréry, professeur de stratégie à l’ESCP Business School.

Autre caractéristique de leur réussite, l’opportunisme. « Ils se sont trouvés au bon endroit au bon moment. Ils ont profité d’une innovation technologique ou sociale : la voiture pour Leclerc, qui permettait de se rendre dans les grands centres commerciaux. Le Minitel puis Internet, puis le smartphone pour Niel. Les Boeing 737, pour Ryanair – produits en très grand nombre, leur coût d’achat et de maintenance est plus faible », détaille le chercheur. Enfin, ces flibustiers sont souvent des rois de la communication. « Ils se positionnent en Robin des bois, défenseurs du peuple contre les riches, garants de l’accès à un bien ou à un service pour le plus grand nombre. » Des patrons populistes, en quelque sorte.

Michael O'Leary, P-DG de Ryanair

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