Article sponsorisé par Embi Pack

L’emballage plastique a dernièrement fait l’objet de nouvelles législations, en quoi consistent-elles ?

Ces lois illustrent les objectifs de gestion des déchets responsable. La loi AGEC et le règlement européenne de 2025 (PPWR) ont notamment initié cette démarche. Le ministère de la Transition écologique vient d’annoncer fin 2025 qu’il mettra en application la REP Epro (emballage professionnel) au 1er juillet 2026. Celle-ci concerne les emballages professionnels et a également pour but de favoriser leur recyclage et réutilisation ainsi que le développement des filières telles que Embipack. Par exemple, les emballages en réemploi seront exonérés de la taxe de cette REP. La France a également voté fin 2025 un arrêté IMPR (Intégration de matières plastiques recyclées) favorisant l’utilisation de matière recyclée locale. Les industriels utilisant des emballages incorporant des matières plastiques recyclées locales toucheront une prime (sous forme d’ecomodulation) de 550 euros par tonne de plastique. Ce bonus permettra à la filière de recyclage des plastiques Française de rester compétitive en valeur (face à l’import hors Europe notamment) et en volume. De plus en plus d’entreprises se tourneront vers le plastique recyclable ce qui améliorera notre taux de recyclage (23% actuellement) car il ne sert à rien de recycler si personne n’achète de matière recyclée.

Que fait Emb-i-Pack dans le cadre du recyclage et du réemploi des emballages plastique ?

Emb-i-Pack effectue une première activité de collecte de déchets plastiques (bidons, fûts et conteneurs). Nous œuvrons aux côtés d’industriel de l’Agroalimentaire, de la chimie (détergence et distribution) de la cosmétique et d'éco-organismes en devenir tels que Twiice ou ADIVALOR. Certains emballages collectés sont réemployés après de multiples vérifications (homologations, lavages, séchage, test…). Le reste est orienté vers le recyclage matière et la réincorporation. Après un tri des résines, les déchets sont lavés, déchiquetés et broyés pour obtenir une paillette brute (Polyéthylène Haute Densité, PEHD). Celle-ci est à nouveau nettoyée, séchée pour être, chauffée et fondue en granulé de PEHD. Cette paillette granulée est ensuite envoyée aux fabricants d’emballage qui la réincorporera dans son processus de fabrication. Le recyclage d’emballages industriels s'effectue sur des emballages en corps creux : bidon, fûts, conteneurs 1000 L qu’on appelle également IBC (Intermediate Bulk Container) ou GRV (Grand Récipient Vrac).

Comment votre entreprise, Emb-i-Pack, se positionne-t-elle dans la filière emballages française ?

Le recyclage est une histoire de famille. Mon père gérait son entreprise de lavage d’emballages plastique. Après des études d’ingénieur agronome, j’ai souhaité poursuivre dans cette filière. Pour apprendre le métier, j’ai choisi de passer trois ans en Belgique, pays précurseur sur ce thème du recyclage du plastique. J’ai ensuite lancé Emb-i-Pack et son premier centre en 2008 à Sublaines, en Touraine. Depuis nous avons amorcé le développement d’un maillage géographique dans le souci de l’économie circulaire sur l’emballage plastique et aussi de la réduction de notre impact carbone lié au transport. Nous avons aussi inauguré trois autres sites de proximité en Loire-Atlantique (Puceul), dans l’Yonne (Gron) et en Ardèche (Andance). Désormais, l’entreprise emploie une quarantaine de collaborateurs, gère 16 000 tonnes de déchets d’emballage pro par an et a orienté plus de 200 000 emballages en réemploi. Notre chiffre d’affaires s’élève à 9 millions d’euros cette année et surtout nos activités ont permis d’éviter plus de 20.000 TCO2 soit l'impact annuel de 2.500 Français.

Quelles sont les perspectives de développement de l’emballage recyclé ?

Nous développons actuellement notre neuvième ligne de réemploi sur le nouveau segment des petits emballages (jerricans 20 litres) sur lequel nous sommes pionniers en France. Cette ligne a nécessité deux années de développement et a vu le jour grâce à notre partenaire historique le Groupe Kersia, au soutien de BPi France, de la Région Centre Val de Loire et d’un engagement de l’ensemble des salariés d’Embipack.

La matière plastique est certainement le matériau le mieux placé pour garantir un recyclage vertueux d’un point de vue économique et écologique spécialement pour le réemploi. A titre d’exemple un bidon en réemploi a un impact de 97% moindre que celui d’un bidon vierge. Nous déployons également des expertises comme celle des habilitations au transport de matière dangereuse avec le BVT (Bureau de Vérifications Techniques, groupe Apave). Nous avons développé une gamme de granulé 100% PCR (Post Consumer Recycling) destiné aux fabricants d’emballages homologués pour le transport des Matière Dangereuses. La demande des industriels est en croissance et les perspectives de développement sont multiples.

Nous avons tout pour passer le cap des 30 000 tonnes d’ici 2030.

La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article