
Le groupe Carrefour a déployé, depuis lundi 19 janvier, son «affichage environnemental» sur 70 références textiles de sa marque Tex, indique Le Parisien. Des sous-vêtements, des tee-shirts, mais aussi des pièces pour bébés disposent donc d’un nutri-score si vous vous rendez dans un hypermarché Carrefour. L’enseigne est le «premier acteur de la distribution alimentaire» à s’y mettre, mais elle devrait être rapidement suivie par Leclerc, qui avait annoncé à l’automne son intention de mettre en place le dispositif dès début 2026.
Cette notation est baptisée «Ecobalyse» et résulte de la loi Climat et Résilience de 2021. Plus la note du produit est élevée, plus l’impact est néfaste sur l’environnement. Chez Carrefour, cela prend la forme d’un code-barres à scanner. L’enseigne va également plus loin en proposant une deuxième donnée : le fashion score. Il se basera sur quatre critères : environnemental, social, santé et bien-être animal. Il affichera un score sur 100 avec un code couleur pour vous aiguiller au mieux dans vos achats.
Le «Yuka» de l’anti fast-fashion
«C’est le bon moment», a ainsi estimé Bertrand Swiderski, directeur RSE pour le groupe Carrefour. «Le débat s’est ouvert sur la fast-fashion, et nous présentons une offre de vêtements durables, qui nous différencie», a-t-il loué mais a ajouté que «l’affichage prendra tout son sens quand d’autres acteurs l’auront mis en place».
Pour mettre en place ce score, Carrefour a fait appel à la start-up Clear Fashion et son application, déjà prisée par une dizaine de marques plutôt haut de gamme comme Petit Bateau, Cyrillus ou encore Jott. Aujourd’hui, 13% des consommateurs continuent à s’habiller dans les rayons des supermarchés français, selon un sondage Ipsos-BVA.


















