Sur le chantier naval russe de Bolchoï Kamen, au bord de la mer du Japon, ils sont une poignée d’ingénieurs français à s’affairer. A 40 kilomètres de Vladivostok, ces salariés de GTT (Gaztransport et Technigaz) sont chargés de superviser la construction de 15 méthaniers, ces navires de convoyage du gaz sous forme liquide. Et de s’assurer que les ouvriers russes respectent à la lettre le cahier des charges de leurs cuves made in France. Destination finale de la flotte, lorsqu’elle sera achevée : le champ gazier Arctic LNG 2, dans la péninsule de Yamal, en Sibérie, où une seconde équipe de GTT surveille la construction d’autres cuves, de stockage sous-marin cette fois, d’un volume de 200.000 mètres cubes. « Grandes comme des cathédrales », aime-t-on souligner chez GTT.

Certes, ce dernier projet gazier, codétenu par TotalEnergies et son partenaire russe Novatek, a du plomb dans l’aile depuis février et le début du conflit en Ukraine. Mais cela n’empêche pas GTT d’être l’une des rares entreprises tricolores à continuer son travail. « Nous poursuivons nos contrats en cours, car nous ne sommes pas touchés par les sanctions, justifie son P-DG, Philippe Berterottière. Si nous l’étions, il deviendrait difficile de répondre à la demande croissante de GNL (gaz naturel liquéfié) au niveau mondial. »

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