Le privilège des patrons qui comptent… Au printemps 2020, alors que la planète entière était assignée à résidence, Pierre Barrial parcourait les Etats-Unis de long en large, seul à bord d’avions vides. Un jour à Philadelphie, l’autre à Washington. Au prix d’une centaine de tests PCR, le P-DG d’Idemia a sillonné le ciel. Cas de force majeure. Ses 10 usines américaines continuaient de tourner à plein régime pour débiter des marchandises un peu particulières: les permis de conduire de millions d’Américains. «Nulle part le Covid ne nous a arrêtés, souffle l’ingénieur en chef. Du Chili au Japon, l’ensemble des gouvernements avec lesquels nous travaillons ont déclaré nos produits essentiels.»

Un frenchy indispensable à des dizaines d’Etats, voilà ce qu’est Idemia. Géant de la sécurité numérique, il travaille pour 600 organisations gouvernementales, 2300 entreprises et s’impose comme un leader mondial de son secteur: l’an dernier, le fleuron a dégagé 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+5%) et près de 500 millions d’euros de bénéfice opérationnel. Si vous n’avez jamais entendu parler de ce groupe – extrêmement secret, il n’ouvre qu’exceptionnellement ses portes aux journalistes –, à coup sûr, vous avez déjà eu recours à ses technologies. Fabricant de puces électroniques, il fournit les cartes bancaires de Société générale, BNP Paribas, Bank of America ou la brésilienne Itau, et les cartes SIM d’Orange, de Telefonica ou de Verizon.

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