Née dans les années 1970 de la volonté du réalisateur Marin Karmitz, la société de production et de distribution de films MK2 est restée pendant des années un acteur marginal, bien que très respecté, du marché cinématographique. Privilégiant la qualité à la quantité, avec quelques salles à Paris, elle finançait au compte-gouttes des longs métrages positionnés quelque part entre le cinéma d’art et d’essai et les grosses productions à succès.

Mais le souci artistique du fondateur de MK2 n’a jamais étouffé son sens des affaires. Avec le renfort de ses deux fils arrivés entre-temps aux commandes, Marin Karmitz a fait de l’outsider le troisième réseau de salles de cinéma en France, derrière les deux géants UGC et Pathé Gaumont, et l’un des intervenants de poids dans la diffusion, grâce notamment à son catalogue de 800 titres, dans lequel on trouve des œuvres signées Chaplin ou Truffaut. Respectivement président du directoire et directeur général de MK2 , Nathanaël et Elisha Karmitz font les comptes après neuf mois de fermeture des salles obscures pour cause de pandémie.

Après l’épisode de la pandémie et avec le passe sanitaire, quel sera le bilan cette année ?

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