
Branle-bas de combat chez Betclic. A quelques jours du Mondial 2026, la dernière version de l’application de l’opérateur de paris en ligne est encore en test. Mais les nouveautés sont déjà intégrées. «On va automatiquement doubler ou tripler vos gains si le buteur que vous avez choisi marque plusieurs fois. Et nous serons les seuls à le proposer», avance Martin Houdbine, le directeur du développement de Betclic.
Sur son téléphone, il nous montre un nouvel espace, où des parieurs et des personnalités détaillent leur dernière mise. «Nous proposons du contenu à nos clients pour qu’ils reviennent plus souvent sur l’application. Il y aura aussi des cadeaux à gagner, grâce à notre partenariat avec la FFF», poursuit-il.
Betclic anticipe 1 milliard d'euros de mises sur le Mondial
Pour fixer les cotes, Betclic dispose de son propre algorithme, alimenté par des données compilées en temps réel par Stats Perform et sa filiale Opta. Grâce à l’analyse, à l’expertise et à la réactivité de ses 150 traders, ces cotes évoluent entre deux et trois fois par minute. «Sur chaque match de Coupe du monde, nous aurons quatre traders, alors que d’habitude, sur un match de Ligue 1, on n’en a qu’un. Nous couvrirons toutes les rencontres de la compétition jusqu’à 1 heure du matin», détaille Martin Houdbine. En moyenne, chaque match des Bleus génère 25 millions d’euros de mises de la part des parieurs en ligne.
Avec 600 millions d’euros de paris lors de la Coupe du monde de 2022 sur l’ensemble des sites français (Winamax, FDJ, Unibet…), la compétition fait rage. «Notre secteur est encore jeune (légalisé depuis juin 2010 dans l’Hexagone, NDLR). Un Mondial, c’est l’occasion d’accueillir de nouveaux clients, en plus des 15% de parieurs occasionnels sur ce type de compétition. Au total, nous prévoyons 1 million de joueurs actifs supplémentaires au niveau du groupe durant ce tournoi», anticipe Julien Brun, le nouveau PDG de Betclic.
Conséquence du passage à 48 équipes (104 matchs prévus contre 64 en 2022) : l’opérateur leader des paris sportifs français (40% de part de marché) vise le milliard d’euros de mises sur la compétition. Pour cela, Julien Brun va investir environ 15% de son budget marketing annuel dans la publicité sur le Mondial. «Nous sommes une activité de divertissement, mais nous avons une grande responsabilité vis-à-vis de nos joueurs. Nous fermons régulièrement des comptes», assure le PDG, qui sera l’un des premiers supporters des Bleus. Si l’Espagne est aujourd’hui la favorite de ses bookmakers maison (cote de 5,40), la France est en embuscade juste derrière (cote de 6).
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