Cécile Guislain, directrice de Luno 21 Wellness Devices, alerte sur un sujet encore trop peu abordé : la différence entre ce qui est techniquement possible avec une machine, ce qui est recommandé, et ce qui est réellement compatible avec l’activité d’un institut.

Ancienne infirmière en oncologie et psychologue, elle a vu à quel point une technologie, bien utilisée, peut-être une aide… et, mal utilisée, devenir un facteur de risque. Aujourd’hui, elle transpose cette exigence au monde de l’esthétique, où les zones grises, les raccourcis commerciaux et le manque d’information peuvent mettre les praticiennes et leurs clientes en difficulté.

Des appareils accessibles… mais un cadre pas toujours clair

Aujourd’hui, une esthéticienne peut se procurer facilement des appareils de radiofréquence, de cryolipolyse ou d’autres technologies avancées. Cette accessibilité ne signifie pas pour autant que tous les usages possibles sont automatiquement adaptés à un institut.

Dans les faits, certaines indications, certains réglages ou certaines promesses peuvent relever d’un cadre plus médicalisé, ou nécessiter des conditions particulières (formation, protocole, traçabilité, information client, etc.). Le problème, c’est que ces nuances ne sont pas toujours expliquées de façon explicite au moment de l’achat.

Dans les salons professionnels, les machines sont parfois présentées de manière très “performante”, alors que les échanges sur la conformité, les limites d’usage et la communication autorisée passent au second plan. Et les formations post-achat, quand elles existent, ne permettent pas toujours de sécuriser pleinement la pratique.

Quand le discours commercial brouille les repères

« Certains vendeurs, rémunérés à la commission, ont tendance à simplifier la réalité », explique Cécile Guislain. Sans forcément vouloir tromper, certains arguments commerciaux s’appuient sur des études peu transposables au terrain (protocoles intensifs, contextes médicaux, modèles animaux, etc.) ou sur des résultats difficilement reproductibles en institut.

Conséquence : des professionnelles peuvent investir dans des technologies en pensant proposer un soin “remodelant” ou “amincissant”, sans mesurer que, selon la manière de procéder, l’acte peut changer de nature, et donc de cadre.

Cécile Guislain insiste : au-delà du résultat recherché, c’est la prudence, l’éthique et la compréhension du cadre qui protègent les praticiennes sur le long terme.

L’audit : une étape simple pour exercer plus sereinement

Pour éviter les erreurs coûteuses ou les situations inconfortables, un diagnostic préalable peut faire toute la différence. « Il faut vérifier la classification de l’appareil, clarifier ce qui est possible en institut, et surtout définir des protocoles cohérents avec le cadre d’exercice », souligne-t-elle.

Exemple : une radiofréquence peut tout à fait s’intégrer dans une approche de raffermissement et de confort. En revanche, la promesse, le vocabulaire employé, l’intention annoncée et certains paramètres peuvent faire basculer la pratique vers un terrain plus sensible.

Luno 21 Wellness Devices propose ainsi des audits complets : analyse du matériel déjà présent, revue des protocoles, recommandations de mise en conformité, et formation aux bonnes pratiques. « L’idée n’est pas de faire peur, mais de rendre les instituts plus solides : mieux équipés, mieux informés, et plus cohérents dans ce qu’ils proposent », explique-t-elle.

Un guide de bonnes pratiques complète l’accompagnement, notamment sur les formulations à privilégier dans la communication et les points d’attention dans les contrats d’achat.

« Notre mission va au-delà de la technique : il s’agit d’aider chaque esthéticienne à proposer des soins efficaces, sûrs et responsables, avec une pratique sereine et durable. »

Contenu conçu et proposé par OpenMedias. La rédaction de Capital n’a pas participé à la réalisation de ce contenu.
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