«On vient de vivre l’expérience la plus folle qu’un directeur du digital pouvait imaginer.» Cofondateur de l’agence de conseil en e-commerce The Other Store, Yann Rivoallan résume bien ce qu’ont vécu depuis le premier confinement les grandes chaînes de prêt-à-porter. Contraintes de baisser le rideau, elles n’ont plus eu qu’un seul canal de vente pour subsister: Internet. Un choc. Rien que l’an dernier, l’activité du secteur a chuté de 15% en valeur, selon l’Institut français de la mode (IFM). L’e-commerce a permis de limiter les dégâts, en grimpant pour la première fois jusqu’à 20% en moyenne du chiffre d’affaires global.

A quelque chose malheur est bon. Cette crise aura permis de révéler le rôle central que devra jouer demain le numérique dans la vie des boutiques. Car cela fait une bonne dizaine d’années que le secteur textile est à la peine, confronté à une baisse tendancielle de la consommation et au poids grandissant des pure players du Web, à commencer par les marketplaces comme Zalando ou Asos, dont l’efficacité commerciale et logistique est redoutable.

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