Eurostar, Accor, Corsica Ferries, Nespresso, Shell… les entreprises plantent des arbres à tour de bras. Cet engouement ne doit pas grand-chose à un coup de foudre tardif pour la nature : la forêt est devenue la solution idéale pour compenser le carbone rejeté par les activités polluantes, industrielles ou agricoles. L’idée de neutraliser la pollution carbone est née il y a près de vingt-cinq ans avec le protocole de Kyoto. Celui-ci a fixé, à chacun des pays signataires et via un système de quotas, des volumes de gaz à effet de serre (GES) à ne plus dépasser, contraignant donc les Etats à réduire leurs émissions afin d’atteindre des niveaux de pollution acceptables. Mais si ceux-ci, même en réduisant leurs émissions, n’y arrivent pas, ils ont la possibilité d’acheter ce que l’on appelle des crédits carbone, c'est-à-dire des «unités de réduction d’émission» générées par les projets de compensation carbone.

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