Capital : Beaucoup moins médiatique que le dérèglement climatique, la menace sur la biodiversité est pourtant un véritable sujet de préoccupation pour les Français, selon le baromètre RSE Odoxa. Pourquoi ?

Guillaume Neveux : La thématique de la biodiversité est très ancrée dans l’esprit des Français en raison de son caractère concret et sensible, dans leur imaginaire et dans leur quotidien. En réalité, ce n’est pas le terme de “biodiversité”, technique, qui est ancré dans leur esprit, mais celui de “nature”, un concept intuitif et historique. La pollution des cours d’eau, de la mer, le bétonnage des sols, la disparition des hirondelles et des coquelicots dans les champs… Tout le monde les constate tous les jours, et pas seulement les jeunes générations, mais aussi les plus anciennes. Et quasiment tout le monde a, dans sa famille, quelqu’un qui travaille directement au contact de la nature et témoigne des menaces qui pèsent sur la biodiversité. Le dérèglement climatique est plus intangible, dans la mesure où il s’agit d’un péril annoncé, même si on en observe les prémices. La perte de la biodiversité, elle, est déjà en cours depuis plus de 50 ans.

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