
Considéré comme le sport le plus populaire dans la plupart des pays du monde, le football a la cote et génère des revenus colossaux. Pour preuve, à chaque compétition internationale, que ce soit la Coupe du monde ou dernièrement la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les supporteurs n’hésitent pas à acheter des billets dont les prix atteignent parfois des records pour voir leurs joueurs préférés sur le terrain ou s’acheter des produits dérivés. Et à ce petit jeu lucratif, certains clubs s'en tirent plutôt bien.
Selon le dernier classement annuel du cabinet de conseil et d’audit Deloitte publié ce jeudi 21 janvier, la dernière saison a ainsi établi un nouveau record. En effet, et pour la première fois, les 20 premiers clubs du classement européen ont généré un total de 12,4 milliards d’euros de revenus, soit une hausse de 11% par rapport à la saison 2023-2024 (11,2 milliards d’euros). Et c’est le Real Madrid qui s’empare de la première place du podium cette année avec 1,161 milliard d’euros de revenus générés l’an passé. Un record. D’autant que le club madrilène est le seul à dépasser, pour la deuxième année consécutive, la barre symbolique du milliard d’euros, rapporte Les Échos. Si les recettes en billetterie du bloc ont fondu de 6% en un an, l’arrivée de Kylian Mbappé dans les effectifs n’est sans doute pas pour rien dans les revenus commerciaux du Real Madrid qui ont grimpé de 23% avec 594 millions d’euros de revenus, notamment grâce à une hausse des produits dérivés.
Le PSG quitte le podium
Parmi les autres clubs les plus lucratifs, on retrouve ensuite à la deuxième place un autre club espagnol avec le FC Barcelone et ses 974,8 millions d’euros de revenus (+27%) - qui effectue par ailleurs un retour spectaculaire puisqu’il n’était qu’à la sixième position l’an passé -, puis le Bayern Munich et ses 869,6 millions d’euros de revenus. Malgré son sacre en Ligue des champions, le PSG, quant à lui, quitte le top trois et dégringole d’une place pour la saison 2024-2025. Malgré un chiffre d’affaires record de 837 millions d’euros (contre 836 millions d’euros l’an passé), le club parisien n’est pas parvenu à faire la différence contre les autres géants du football mondial.
Mais c’est bien du côté des clubs anglais que la chute est la plus brutale. Pour la première fois en l’espace de 29 ans, toutes les équipes anglaises ont quitté le top quatre du classement. Liverpool occupe ainsi la cinquième place, tandis que Manchester City, qui était deuxième l’an passé, fait une chute à la sixième place avec 793,1 millions d’euros de revenus. Quant à Manchester United, le club doit se contenter de la huitième position, et ce, alors même que les Red Devils avaient dominé le classement Deloitte à dix reprises par le passé.


















