Le ton monte entre Turkish Airlines et Boeing. La semaine dernière, 150 appareils avaient été provisoirement commandés par la compagnie aérienne turque. L'accord est toutefois soumis aux négociations sur les moteurs des appareils avec un autre groupe, la coentreprise franco-américaine CFM International, entre GE Aerospace et Safran, explique Air Journal.

«Si CFM parvient à une offre économiquement viable, nous signerons avec Boeing » a fait savoir Ahmet Bolat, PDG de Turkish Airlines, car si «les discussions ont progressé», «des désaccords subsistent sur les coûts». Si les négociations laissent le dirigeant insatisfait, il se tournera vers l’Airbus A320neo qui dispose de deux partenaires motoristes : CFM International et Pratt & Whitney. «Avec Airbus, j’ai le choix» résume le PDG.

Turkish Airlines déploie ses ailes

Cette tension s'inscrit dans un contexte plus vaste d'expansion du groupe Turkish Airlines. Le 26 septembre dernier, le groupe avait frappé fort avec 225 avions Boeing commandés après la rencontre Trump-Erdogan à la Maison Blanche. La flotte de Turkish Airlines devrait atteindre 800 avions d’ici 2033, après une commande record de 220 avions Airbus, composée de 150 A321neo et de 70 gros-porteurs A350 (50 A350-900, 15 A350-1000 et 5 cargos A350F), passée en décembre 2023.

Une situation qui souligne également le point de discorde répété entre les constructeurs d'avions et les motoristes. Turkish Airlines s'est déjà plainte à plusieurs reprises des retards sur ses Airbus équipés de moteurs Pratt & Whitney. Cette problématique n'a pas empêché Airbus de récemment surclasser son concurrent en faisant, en août 2025, de l’A320 l’avion commercial le plus livré au monde.