Devant les acteurs de la filière énergie invités à l’Elysée, le président de la République a appelé, mardi 26 mai, à accélérer l'électrification et réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles. Il faut rendre cette électricité «désirable» auprès des Français, a exigé Emmanuel Macron face à des représentants de l’industrie, du transport, de l’énergie et des chefs d’entreprise : «À chaque fois qu'on arrive à aider des ménages ou des entreprises à électrifier, on réduit leur dépendance à des énergies que nous importons et on règle de manière beaucoup plus durable leur problème de pouvoir d'achat ou de compétitivité.»

Aussitôt dit, aussitôt fait ? Les fournisseurs comme TotalEnergies, EDF, Octopus ou Engie se sont ainsi engagés à proposer de nouvelles offres à tarif fixe ou variable avec des bonus jusqu'à -60% pendant des «heures super creuses» ! Mais à quoi ces horaires correspondent-ils durant une journée ?

L’électricité française, une des moins coûteuses d’Europe

Chez Engie, par exemple, son offre va permettre de bénéficier tout l’été du remboursement de 50% de sa consommation d’électricité l’après-midi (entre 13h et 17h). Du côté d’Octopus Energy, le fournisseur va proposer une offre avec 16 heures creuses par jour l’été et 10 heures l’hiver, ainsi qu’une électricité jusqu’à 24% moins chère. Cette offre permettra, en moyenne, des économies de 12% par an. EDF va également lancer cet été une nouvelle offre de marché, baptisée «Zen Estival», avec des «super heures creuses». Dans le détail, pour un client qui n’est pas chauffé avec des radiateurs individuels électriques, cela permettra de réduire sa facture annuelle de 9% en moyenne par rapport au tarif réglementé.

Bien que les particuliers ne le ressentent pas toujours, l'électricité française est l'une des moins chères en Europe sur le marché de gros, rappelle France Info. En effet, en France, le mégawattheure est à 60 euros, contre 87 euros pour l'Allemagne ou 107 euros pour l'Italie.