
C’est une décision judiciaire attendue depuis 15 ans par les proches et les familles des victimes. En 2009, le vol AF447 d’Air France, reliant Rio à Paris le 1er juin 2009, s’est crashé dans l’océan Atlantique quelques heures après son décollage. 216 passagers et 12 membres d’équipage ont perdu la vie ce jour-là. Les regards s’étaient alors tournés vers la compagnie aérienne, Air France, et le constructeur de l’avion, Airbus. Mais les deux ont été relaxés en première instance. C’est la cour d’appel de Paris qui les a finalement jugés, jeudi 21 mai, coupables d’homicides involontaires.
Cette condamnation suit les réquisitions du parquet général. Les deux compagnies ont été jugées «seules et entièrement responsables» de l'évenement. De leur côté, elles se sont toujours défendues de toute responsabilité pénale, rapporte franceinfo. Airbus comme Air France accusent les pilotes d’avoir fait de mauvais choix dans l’urgence. Une position qui a été réitérée à la barre par le représentant d’Airbus : «Les facteurs humains ont été déterminants.»
Une condamnation symbolique
Mais ce sont bien les entreprises qui ont été jugées coupables, pas des personnes. Il n’y a donc pas de peine de prison, ce qui rend la condamnation plutôt symbolique. La compagnie et le constructeur ont été condamnés à 225 000 euros d’amende, soit la peine maximale dans cette situation. Air France a été déclarée coupable de ne pas avoir mis en œuvre une formation adaptée des pilotes. De son côté, Airbus se voit reprocher d’avoir sous-estimé certaines défaillances et de ne pas avoir pris les dispositions nécessaires. La compagnie et le constructeur contestent toujours avoir eu une incidence sur ce drame.

















