
Qui mieux que Bruno Le Maire pour défendre le bilan de Bruno Le Maire à la tête de Bercy. L’ancien ministre de l’Economie et des Finances, surnommé par ses détracteurs «l’homme aux 1 000 milliards d'euros de dette», était l’invité de la matinale de BFMTV et RMC, ce mercredi 20 mai. Un entretien durant lequel le locataire de Bercy pendant 7 ans et 4 mois a été interrogé sur sa responsabilité sur la dette faramineuse de la France.
Bruno Le Maire a déclaré assumer «toutes mes responsabilités sur la dette», mais aussi «sur les choix économiques que nous avons faits et sur les résultats qui ont été faits». L’ancien ministre détaille : «Nous avons fait des choix fondamentaux [...] Baisser l’impôt sur les sociétés, faire une flat tax à 30%, baisser l’impôt sur les ménages. Quand nous décidons de réformer l’assurance chômage, c’est un choix fondamental. Quand nous relançons l’apprentissage, c’est un choix fondamental».
Des choix suffisants ? «Non», reconnaît Bruno Le Maire
Bruno Le Maire rappelle également avoir mis en place «le produit d’épargne retraite», qui possède «13 millions aujourd’hui de souscripteurs». «150 milliards d’économie» avaient alors «été faites» sous son mandat, initiant les prémices «d’une retraite par capitalisation».
Pour autant, ces réalisations ont-elles été suffisantes ? «Non, parce que nous devons passer sur une véritable refondation», explique l’invité. «Sur des bases plus saines», Bruno Le Maire présente désormais ce qui seraient ses nouvelles priorités : «notre modèle éducatif, de santé, de production et économique». Au cours de l’entretien, l’ancien ministre a également mis en garde sur «un risque de choc économique et financier majeur dans les mois qui viennent» en raison du coût de cette publique et de l'emprunt de la France.



















