Les loyers ne tombent plus, mais le crédit immobilier, les charges de copropriété et parfois la taxe foncière continuent, eux, de peser sur le budget du propriétaire. Pour certains bailleurs, quelques impayés suffisent à déséquilibrer tout un budget. Jusqu’ici, récupérer les sommes dues via une saisie sur salaire impliquait souvent des mois de procédure devant les tribunaux, entre audiences, reports et délais administratifs.

Cette réforme intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le marché locatif. Dans un rapport publié le 17 mars 2026, les commissaires de justice indiquent que les commandements de payer signifiés pour loyers impayés ont encore augmenté de 2,4 % en 2025, tandis que les décisions de justice signifiées à des locataires défaillants ont bondi de plus de 30 % sur un an. Prévue par la loi du 20 novembre 2023 et précisée par un décret publié le 12 février 2025, la réforme simplifie fortement la procédure de saisie sur rémunération.

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