C’est un véritable succès. Les versements au Plan épargne retraite (PER) ont dépassé les 150 milliards d’Euros d’encours au quatrième trimestre 2025, selon un communiqué du ministère de l’Économie, publié dimanche 17 mai et rapporté par BFMTV. «Il y a désormais plus de 12,9 millions de titulaires du PER, pour un total de 150,4 milliards d'Euros d'encours au 31 décembre 2025», précise Bercy. Ce produit financier séduit d’ailleurs de plus en plus de personnes : «Tant les PER individuels (88,5 milliards d'Euros d'encours soit +21% en 2025) que les PER d'entreprise - collectifs (33,86 milliards d'Euros, +22%) et obligatoires (28,04 milliards d'Euros d'encours, +13%).»

Le PER est né de la loi Pacte, en 2019. Il incite à placer une partie de ses revenus sur une épargne qui servira au moment de la retraite. Avant 40 ans, les personnes qui ont un PER et souhaitent y investir vont avoir le droit à des placements risqués, mais potentiellement plus rémunérateurs. Cela rapporte aussi beaucoup aux entreprises : le Plan épargne retraite apporte «une contribution décisive au développement des entreprises, avec plus de 60% des actifs du PER finançant directement les entreprises, dont plus de 5 milliards d'Euros en actifs non cotés», ajoute le ministère.

Quelles sont les règles ?

Les versements sur un PER peuvent être défiscalisés, ce qui est intéressant pour faire diminuer son impôt sur le revenu. Il ne s’agit, en revanche, que d’un report d’imposition, pas d’une exonération totale. Les versements sont déduits à l’entrée, mais la sortie est fiscalisée. Ainsi, une personne peut décider de renoncer à la déduction à l’entrée pour une fiscalité allégée à la sortie. Cela peut être intéressant pour les personnes qui sont peu imposées aujourd’hui mais qui anticipent de l’être davantage à la retraite.

Ce placement ne peut être retiré que dans certaines conditions. Il peut l’être en capital ou en rente viagère arrivé à l’âge de la retraite. Il peut aussi l’être après le décès du conjoint ou partenaire de PACS, en cas d’invalidité (vous, votre conjoint ou votre enfant), en cas de surendettement, d’expiration des droits au chômage, de liquidation judiciaire de votre entreprise ou d’achat de votre résidence principale.