
C’est malheureusement un problème sans solution. Imaginez avoir travaillé pendant plusieurs années pour un employeur qui n’a pas cotisé pour votre retraite. Cela paraît impensable, mais c’est ce que vit Christel. Comme le rapporte Le Progrès, elle devait partir à la retraite le 1er juin prochain. En prévision de ce changement de vie, elle a souhaité connaître le montant qu’elle allait toucher pour ses années de labeur. Mais mauvaise nouvelle pour Christel, un de ses employeurs n’a pas fait les choses correctement.
Elle se rend compte qu’une partie de sa carrière ne lui donne pas le droit à une pension, faute de cotisations. Cela remonte à la période «du 1er avril 1985 au 31 décembre 1988». Christel travaillait alors au bureau de Lyon de l’Assurance générale de prévoyance des cadres (AGPC), qui se chargeait de la gestion des retraites complémentaires. Voyant ce blanc dans sa carrière, elle se remémore un épisode de 1985. Ne voyant pas la mention cotisation pour la retraite complémentaire dans ses bulletins de salaire, elle en a informé son employeur. Celui-ci lui a assuré qu’en tant que «caisse de retraite complémentaire, c’était un avantage qu’ils avaient et que c’était normal».
Quatre années de perdues
Mais malheureusement pour Christel, c’est inexact. Le bureau n’existe plus aujourd’hui et le délai de prescription pour une action de recouvrement de cotisations non réglées est dépassé. Celui-ci est de cinq ans. Alors, il n’y a pas de solution pour Christel qui estime avoir «travaillé quatre ans pour rien». Pour éviter ce genre de déconvenue, il faut être attentif à ses feuilles de paie et rapidement régulariser sa situation en cas de manquement. Vous pouvez aussi vérifier votre relevé de carrière sur le site de l’Assurance retraite.


















