
Palaces, voitures de sport, voyages… Un couple menait une vie de rêve et de luxe. Problème : pour financer son mode de vie extravagant, il utilisait de l’argent qui ne lui appartenait pas. Une comptable et son mari, Sabine W., 48 ans, et Jean-Jacques L., 59 ans, étaient jugés mardi 14 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie, blanchiment et recel, raconte Le Parisien. Ils sont soupçonnés d’avoir détourné plus de 6 millions d’euros, entre septembre 2020 et le 29 février 2024, des caisses d’une société de vente de parfum, située dans le quartier des Champs-Élysées à Paris.
Les faits ont cependant débuté dès 2015 et le préjudice total de la fraude s’élève à 8,5 millions d’euros, mais la période a été réduite pour cause de prescription. Tout commence en effet en 2015, lorsque Sabine est embauchée par la société Création luxe design (CLD), qui commercialise des parfums et des produits de beauté. En subtilisant les cartes bancaires de collaborateurs, la comptable parvient à voler un million d’euros. Elle poursuit ensuite ses magouilles en effectuant des centaines de virements frauduleux, racontent nos confrères.
11 véhicules de luxe saisis
«Je sélectionnais des comptes fournisseur sans TVA», a-t-elle expliqué. Avant de confier :«J’avais tout le temps peur de me faire pincer. Mais comme j’étais toute seule et que je maîtrisais tout, je me suis enfermée dans une sorte d’engrenage». Grâce à l’argent détourné, le couple, qui habite dans un appartement de l’OPHLM du XIIe arrondissement de la capitale, menait grand train : voyages l’étranger deux fois par an, hôtels et vêtements de luxe et surtout voitures de sport. Porsche, Ferrari… au total, 11 véhicules de luxe ont été saisis pour 626 000 euros.
Une peine de prison quatre ans dont deux ferme avec mandat de dépôt a été requise contre Sabine et une autre de trois ans dont deux avec sursis contre son époux sous la forme d’une détention à domicile avec un bracelet électronique. Le procureur a également demandé une interdiction d’exercer le métier de comptable et de gérer une société à l’encontre de Sabine. Le jugement sera rendu le 14 février prochain.


















