Depuis décembre 2023, les usagers de l’A13 et de l’A14 ont vu les barrières de péage disparaître. Comme l’indique RMC, ces deux autoroutes exploitées par la Sanef fonctionnent désormais en « flux libre » : les voitures sont suivies et détectées grâce à des portiques équipés de caméras, qui calculent automatiquement le montant du péage. Mais attention : ce système n’a rien de gratuit. Une fois le véhicule identifié, son propriétaire dispose de soixante-douze heures pour régler sa course.

Trois solutions s’offrent à l’automobiliste : le télépéage, utilisé par plus de quatorze millions de conducteurs ; le paiement en ligne sur le site de l’exploitant (Sanef pour l’A13-A14, Aliae pour l’A79) ; ou le règlement en espèces chez des buralistes partenaires du réseau Nirio. Mais si le conducteur oublie, les sanctions sont rapides : dix euros de pénalité au-delà de soixante-douze heures, puis quatre-vingt-dix euros après quinze jours, et jusqu’à trois cent soixante-quinze euros d’amende après deux mois. Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut donc anticiper.

Une technologie appelée à se généraliser

Cette innovation a été testée pour la première fois en deux mille vingt-deux sur l’A79, dans l’Allier. Mais l’A13-A14 constitue le premier axe à fort trafic à adopter ce mode de fonctionnement. D’après Sanef, 94% des paiements sont aujourd’hui réalisés spontanément, preuve que les automobilistes s’adaptent. Sur les 1 200 appels quotidiens reçus par son centre de relation client, 30% émanent de sociétés de location, souvent confrontées à des clients qui oublient.

D’autres autoroutes suivront bientôt : l’A69 entre Toulouse et Castres, encore en travaux, prévoit déjà quatre portiques sur ses 53 kilomètres. Le péage en flux libre a plusieurs points forts : moins d’attente, moins de consommation, moins d’émissions. Mais cet été, les oublis de paiement pourraient se multiplier.