
A partir du 1er février, les taux de plusieurs produits d’épargne réglementée évoluent à la baisse. Une décision officialisée par le ministre de l’Economie, Roland Lescure, ce jeudi 15 janvier, après les recommandations de la Banque de France. Si les rendements reculent, le gouvernement assure qu’ils restent protecteurs du pouvoir d’achat dans un contexte d’inflation désormais contenue.
Le livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) verront leur taux fixé à 1,50%. La formule officielle de calcul, basée sur l’inflation hors tabac et les taux interbancaires, aboutissait à 1,40%, mais l’exécutif a choisi d’arrondir légèrement à la hausse. «Le taux est en légère baisse, mais il reste au-dessus de l’inflation», a souligné Roland Lescure, rapporte MoneyVox. Selon l’Insee, la hausse des prix hors tabac s’établissait à 0,70% sur un an en décembre. Pour le gouvernement, ce nouvel équilibre marque la fin de la période de forte inflation tout en maintenant une rémunération réelle positive pour les épargnants.
Le LEP, toujours le plus rémunérateur
Le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, conserve son statut de produit le plus attractif de l’épargne réglementée. Son taux passera à 2,50%, contre 2,70 % actuellement. Cette baisse reste limitée : en application stricte de la formule, le rendement aurait pu tomber à 1,90%. L’Etat maintient donc un coup de pouce significatif afin de préserver l’épargne des foyers les plus exposés à la hausse des prix.
Le Compte d’épargne logement (CEL) suit mécaniquement l’évolution du livret A. Son taux sera fixé à 1% brut, contre 1,25% actuellement. Pour les CEL ouverts depuis 2018, les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu. Le Plan d’épargne logement (PEL) ouvert en 2025 offrira, lui, un taux de 2%, également soumis à la fiscalité pour les plans récents. Le taux du Livret Jeune, destiné aux 12-24 ans, est fixé librement par chaque banque, à condition de ne pas être inférieur à celui du livret A. Avec la baisse de ce dernier, de nombreux établissements devraient ajuster leur rémunération en conséquence en 2026.
Même si leurs rendements sont plus modestes, ces placements restent sûrs pour l’épargne de précaution. En 2026, le LEP demeure donc le plus avantageux pour les foyers éligibles, tandis que le livret A et le LDDS continuent de jouer un rôle de piliers de l’épargne sans risque.


















