
Bientôt la fin du suspens. Une chose est sûre : le rendement du Livret d’épargne populaire (LEP) va bien être revu à la baisse le 1er août prochain. Mais jusqu’où va-t-il chuter ? Selon les données provisoires communiquées par l'Insee ce vendredi 27 juin, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9% en juin. A ce stade, il est donc possible de calculer la moyenne de l'inflation sur les six mois écoulés.
Or, c'est cette moyenne qui permet de déterminer le taux du LEP : ce dernier est toujours égal à la moyenne de l’inflation hors tabac sur les six mois précédant sa révision. Ainsi, avec les chiffres du mois de juin, la série de données est désormais complète : après 1,6% d'inflation en janvier, 0,7% en février et mars, 0,8% en avril, puis 0,6% en mai et 0,9% en juin, la moyenne ressort à 0,88%. Arrondi au dixième supérieur, le taux du LEP devrait donc passer - si l'on s'en tient à la règle de calcul - de 3,5% actuellement à 0,9% le 1 août, soit une division par près de quatre !
Un taux en chute libre à 0,9% ?
Heureusement pour les épargnants à revenus modestes, une chute aussi brutale n'est pas possible. Deux garde-fous protègent en effet les détenteurs de LEP. Première protection : le taux du LEP ne peut être inférieur à celui du Livret A majoré de 0,5 point. Ce principe est inscrit dans un arrêté du 27 janvier 2021. Or, le taux du Livret A devrait être abaissé à 1,7% au 1er août. Cela signifie que le taux du LEP ne pourra pas descendre sous les 2,2%.
Seconde possibilité : une dérogation volontaire à la formule. Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie ont déjà eu recours à cette option lors des quatre dernières révisions. En février dernier, par exemple, le taux du LEP avait été maintenu à 3,5% alors que la formule conduisait à un taux de 2,9%. Réponse mi-juillet, quand les chiffres définitifs de l'inflation du mois de juin seront connus.



















