
Dans la tourmente judiciaire, le Rassemblement national vient de se voir infliger une amende de 2 millions d'euros, dont un million ferme, dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu RN) au Parlement européen. Mais malgré cette sanction financière, la trésorerie du parti se porterait mieux depuis les élections législatives anticipées de l'été 2024. D'après les informations du Parisien, malgré un lourd endettement que le RN peine à endiguer, les cordons de la bourse tiennent bon. Où en sont exactement les finances du parti dirigé par Jordan Bardella ?
Depuis 2019, le RN a recouru à l'emprunt pour financer ses campagnes électorales. Fin 2023, il cumulait près de 20 millions d’euros de dette entièrement issue, selon le parti, de ces emprunts. Celle-ci, précise Le Parisien, est actuellement détenue par environ 2 000 prêteurs. Le RN a déjà apuré la dette issue de son prêt russe de 2014. En 2023, il indiquait ainsi, par communiqué, avoir «honoré le remboursement du solde de son prêt pour un montant de 6 088 784,00 euros – capital et intérêts inclus». Et les autres remboursements devraient être effectués plus rapidement que prévu, malgré l'amende dont le parti vient d'écoper.
Des financements publics en hausse grâce aux résultats électoraux de 2024
En effet, l'an dernier, la dissolution de l’Assemblée nationale a permis au RN de bénéficier d’un financement public plus important qu’auparavant. Depuis la loi du 15 janvier 1990 relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques, l’aide publique est corrélée aux résultats électoraux. Et celui du RN aux législatives anticipées lui a donc permis de se remettre à flot : les financements publics versés chaque année par l’État au parti doivent augmenter dès cette année de 30 % par rapport à 2024, passant de 10,2 à 13,3 millions d’euros par an. De quoi permettre au RN d'être mieux armé pour payer ses dettes. Et ses amendes.


















