
Le surendettement en hausse. Au premier semestre, le nombre de dossiers déposés devant la Banque de France a augmenté de 14% par rapport à la même période l’an dernier. Pour affronter cette situation de détresse financière, certains se tournent vers l’association Crésus. Cette fédération associative existe depuis 35 ans et accompagne les Français pour les aider à sortir du surendettement, rapporte franceinfo. C’est le cas de Nicole, une retraitée qui a souscrit quatre crédits à la consommation, dont le dossier de surendettement auprès de la Banque de France a été déposé grâce à Régine Monfront, l’une des bénévoles de l’association.
«[Le dossier] est recevable. Ça, c'est une bonne nouvelle. Vous aurez un plan où vous devrez rembourser 256 euros par mois. Ça remplace tous les crédits que vous remboursiez jusque-là. Donc, vous allez passer de 1 064 euros par mois à 256. Ça va aller mieux», explique-t-elle à la retraitée, rassurante, dans un reportage de nos confrères. Toutefois, l’un des créanciers de la retraitée peut tout de même faire un recours. Une situation qui arrive de plus en plus souvent, puisque c’est actuellement le cas dans un dossier sur cinq, estime Régine Monfront. «Vous vous rendez compte : en justice ! Moi qui ai toujours payé les PV...», s'inquiète la retraitée.
Les femmes majoritaires à déposer des dossiers
Aujourd’hui, les profils des personnes touchées par le surendettement sont variés et ne concernent pas uniquement les clients ayant contracté des crédits. «Il suffit de ne pas payer son loyer. Il suffit d'avoir des retards chez EDF, la cantine des enfants... On a aussi beaucoup de dettes dans les hôpitaux. C'est pour ça que quand on dit 'Les gens se sont endettés'. Non, dans la plupart des cas, c'est du surendettement passif. C’est-à-dire qu'ils n'ont pas réussi à payer leurs charges», analyse Régine Monfront.
Par ailleurs, les femmes sont majoritaires à déposer des dossiers et à avoir recours aux services de l’association Crésus. Selon la bénévole, ces dernières «ont plus tendance à accepter de demander de l'aide». De plus, le surendettement touche souvent des familles monoparentales. «Et puis, du côté des établissements financiers, quand il y a des codébiteurs pour un crédit, la consigne est de s'adresser à la femme ! Une femme, ça répond, ça fait tout ce que ça peut pour rembourser. Un homme, ça peut ne pas répondre...», souligne la bénévole.

















