Vous l’ignorez probablement, mais le plateau du palais Garnier est en pente. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour les 154 danseuses et danseurs du ballet de l’Opéra national de Paris, ça veut dire beaucoup. Et, pour commencer, que toutes les techniques ingérées au fil de leur formation sont adaptées à cette fameuse inclinaison de 5%. Ainsi, cette base dite de l’en-dehors qui active l’indispensable ouverture de hanche du danseur classique est quasiment «labellisée Garnier», réglée sur la pente et reconnaissable entre toutes pour l’œil des professionnels, les fanatiques de la chorégraphie et autres twittos balletomanes.

Avec le Bolchoï de Moscou et le Royal Ballet de Londres, la troupe parisienne compte parmi les meilleures au monde. Elle est réputée pour son excellence académique et pour son école interne qui a formé 80% de l’effectif actuel du ballet, des plus jeunes de ses membres aux plus âgés. Une incontournable endogamie : la plupart des maîtres de ballet, répétiteurs et directeurs techniques sont des anciens de cette école fondée par Louis XIV en 1713, et désormais gratuite et républicaine, dont la vocation est de transmettre un savoir-faire ancestral, l’origine même de la danse classique.

190 spectacles par an

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement