
Une idée reçue qui a du plomb dans l’aile. Une récente étude menée par l’Association pour l'emploi des cadres (Apec), dont se fait l’écho BFM, mardi 3 mars, révèle que les femmes ne demandent pas moins d’augmentation que leurs collègues. Seulement voilà, elles ne sont que 58% à obtenir gain de cause. C’est sept points de moins que les hommes (65%). Des chiffres qui en expliquent un autre : «En 2025, l’écart de rémunération entre hommes et femmes cadres reste marqué : les hommes perçoivent en moyenne 16 % de plus que les femmes (58 000 euros brut annuel contre 50 000 euros).»
Selon l’Apec, cet écart s’explique par la sous-représentation des femmes dans les postes qui rémunèrent le plus et dans les emplois à fortes responsabilités. L’étude précise même qu’à profil équivalent «un écart salarial de 6,8 % subsiste». C’est sensiblement le même taux qu’il y a dix ans (7,2% en 2016). Une tâche qui n’est pas que française. «Selon les données d'Eurostat de 2022, la rémunération des femmes était en moyenne inférieure de 12,7 % à celle des hommes au sein de l'Union européenne», détaille l’enquête.
La transparence salariale, la solution ?
Une mesure est censée lutter contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes : la directive européenne pour la transparence salariale. Dans son propos liminaire, ce texte pose un objectif clair, à savoir «renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit».
L’une des nouveautés qui sera introduite dans le droit français (à compter du 7 juin prochain) concerne la charge de la preuve. Elle sera renversée. Désormais, ce sera au patron de prouver qu’il n’a pas enfreint la législation en vigueur. S’il n’y parvient pas, il devra payer une amende administrative.
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