«Des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes dans les trajectoires de carrière, la gestion des finances personnelles et la préparation de la retraite.» C’est ce que révèle l’édition 2026 du baromètre ViveS «Les femmes et l’argent». Cette étude réalisée en partenariat avec Natixis Wealth Management et Boursorama s’est penchée sur la carrière des salariés français, hommes comme femmes. Tout commence dès les études. Au début de ces dernières, 75 des femmes et 72% des hommes n’ont pas une idée très précise du salaire du secteur qu’ils visent. L’écart n’est alors pas si important. Et pour cause, pour tous, le premier critère reste la passion pour l’activité en question.

En réalité, c’est une fois que la carrière commence que les disparités vont rapidement apparaître. «La capacité à faire progresser leur carrière en augmentant la rémunération et en changeant de poste est plus restreinte pour les femmes», notent les auteurs de l’étude. Et pour cause, la question de l’argent est bien plus compliquée pour elles que pour leurs collègues. Ainsi, elles se sentent moins à l’aise pour demander une augmentation (une femme sur trois, contre un homme sur deux), obtenir une promotion (41% contre 53%) et négocier leur salaire à l’embauche (29% contre 48% pour les hommes).

Des différences s’agissant de l’amour du risque

L’une des principales différences s'observe dans l’aversion au risque par les femmes au moment de gérer leur épargne. Si elles ont la même volonté que les hommes, elles ne sont que 11% à privilégier le rendement, au risque de perdre leur mise, contre 20% des hommes. Pire encore, l’écart est encore plus grand si on s’intéresse à la Bourse. Elles sont trois fois moins nombreuses que les hommes à y investir. Elles invoquent «un manque de connaissance (38%), la peur de perdre de l’argent (35%) et des revenus insuffisants (34%)».

Autre angle mort bien souvent ignoré : les femmes vivent plus longtemps. En effet, elles doivent financer une vie plus longue de cinq ans en moyenne. Or, «60% des femmes ne connaissent pas le montant de leur future retraite (52% des hommes), citant comme raison principale l’instabilité des règles de calcul (52%)». En réalité, c’est surtout le manque d’information qui pêche. C’est pourquoi, «pour briser les tabous autour de l'argent et réduire durablement les inégalités entre les femmes et les hommes, nous devons agir sur toutes les étapes de vie des femmes, en leur garantissant dès leur plus jeune âge un accès régulier et fiable à l’information économique», affirme Audrey Koenig, directrice générale de Natixis Wealth Management.

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