
Le sujet est déjà sur la table de l’exécutif depuis plusieurs mois. Le précédent gouvernement a voulu s’attaquer à l’absentéisme dans la fonction publique. Il faut dire que la note est salée : 15 milliards d’euros en 2022, d’après une revue de dépense des inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), publiée en septembre dernier. Cette facture s’explique logiquement par une explosion du nombre de jours d’arrêts de travail des agents publics.
L'une des mesures portées par l'ancien exécutif visait à allonger le délai de carence imposé dans la fonction publique, de 1 à 3 jours. Mais Laurent Marcangeli, le nouveau ministre de la Fonction publique, s'est montré ouvert à renoncer à ce changement après un rendez-vous avec les syndicats, rapporte Les Échos. «Il est très interrogatif sur l'utilité de la mesure», a noté un responsable fédéral auprès du quotidien. «Il nous a dit qu'il était contre les mesures stigmatisantes», a précisé un de ses homologues. N'ayant pas la majorité à l'Assemblée nationale, le gouvernement Bayrou veut éviter la censure et est ouvert au dialogue avec les syndicats.
Une baisse du niveau d’indemnisation des arrêts de travail
En revanche, le gouvernement souhaite bien appliquer la baisse du niveau d’indemnisation des arrêts de travail des agents publics. Aujourd’hui, ils touchent 100% de leur rémunération (primes comprises) pendant leurs 3 premiers mois d’absence. Le gouvernement veut réduire à 90% ce «taux de remplacement». Il s’agit d’aligner les règles sur celles en place actuellement dans le secteur privé : les employeurs doivent compléter l’indemnisation versée par la Sécurité sociale (50% du salaire brut) pour atteindre 90% de la rémunération des salariés lors de leur premier mois d’absence.

















