
Lui, elle, vous peut-être : les aidants sont nombreux et parfois s'ignorent… La définition officielle est «une personne qui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie, du fait de l’âge, de la maladie ou d’un handicap». Des situations qui peuvent vite devenir compliquées, et pour lesquelles il existe des aides proposées par l’État, en dehors de la flexibilité dont peut faire preuve l’employeur.
«C’est important de demander de l’aide car le temps d’aidance peut être long, déclare Christine Lamidel, fondatrice de Tilia, une entreprise dédiée à l’accompagnement des aidants. Souvent, certains aidants ne veulent pas déléguer car ce sont leurs parents ou leur conjoint mais ils ne peuvent pas tout faire». Le droit au répit pour les proches aidants, notamment, a été instauré par la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement et peut prendre plusieurs formes.
Le don de congés payés
Depuis 2018, le don de congés payés permet à un ou une salariée de renoncer à des jours de repos pour en faire don à un ou une collègue «proche aidante».
Le congé de proche aidant
Il permet au salarié de cesser temporairement, trois mois maximum, une activité professionnelle pour s'occuper d'une personne handicapée, invalide, en perte d'autonomie ou âgée, avec laquelle l’aidant réside ou entretient des liens étroits et stables. Il peut être rémunéré pour les salariés avec un an d’ancienneté minimum sous certaines conditions, avec l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) pour compenser la perte de salaire (66,64 euros par jour). Côté durée, il ne peut excéder une durée d’un an pour l’ensemble de la carrière, mais il peut cependant être en période d’activité à temps partiel ou fractionné.
À qui demander ? Votre employeur pour le congé et la CAF pour l'allocation.
Le droit au répit
Le but est de donner du temps de repos et/ou du soutien aux aidants en confiant temporairement leur proche à des professionnels qualifiés ou en participant à des séjours adaptés. Que ce soit pour quelques heures, un ou deux jours ou une période plus longue, ce «répit» proposé est lié à l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) de la personne aidée et peut prendre des formes variées (accueil en structure médico-sociale adaptée de jour ou de nuit, séjour en établissement, aide de nuit, baluchonnage…). Le site maboussoleaidants.fr propose de nombreux contenus, des témoignages aux fiches pratiques en passant par des vidéos, pour aider les aidants à prendre soin d'eux.
À qui demander ? Votre CCAS ou une maison de répit locale.
Un congé pour accompagner
Sans condition d’ancienneté dans l’entreprise, le congé de présence parentale permet à un salarié de s’absenter pour s’occuper de son enfant gravement malade, accidenté ou handicapé. Une allocation journalière de présence parentale (AJPP) peut être perçue sur une période de 3 ans sous certaines conditions.
À qui demander ? Votre employeur pour le congé et la CAF pour l'allocation.
Le congé de solidarité familiale permet, lui, d’accompagner un proche en fin de vie avec l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP) décidée par le Centre national de gestion des demandes d'allocations journalières d'accompagnement d'une personne en fin de vie (Cnajap).
À qui demander ? Votre employeur pour le congé et à votre caisse d'assurance maladie pour l'allocation via le formulaire S3708.



















