Il pique, il coud, il épingle, il surjette… Du matin au soir, dans les transports en commun ou pendant sa pause déjeuner, Sébastien Meyer, 32 ans, assistant de gestion dans une banque, profite de chaque minute de son temps libre pour s'adonner à sa passion : la couture. «J'ai commencé à créer des vêtements pendant le premier confinement. Depuis, je ne peux plus m'en passer. C'est mon “truc à moi”, en dehors de mon temps de travail», explique ce financier, qui crée chemises et tee-shirt pour son propre plaisir et, peut-être un jour, celui des autres. «Je revis ! Ça me donne des objectifs et un nouvel élan. C'est vital en ce moment, reconnaît-il, car je m'ennuie un peu dans mon boulot et je manque de perspectives.»

Un hobby du dimanche, un passe-temps pour occuper les longues soirées sous couvre-feu ? Pas du tout ! Sébastien Meyer est le profil type du salarié essoufflé par son train-train professionnel qui mène avec assiduité un «side project». Tout droit venu de la Silicon Valley, ce terme désigne un projet «créa-kif» dans lequel on investit du temps, de l'énergie, voire des ressources, sans pour autant quitter son job. «C'est plus qu'un simple loisir. Un side project se rapproche d'un projet professionnel : on se fixe des objectifs, on a envie de lancer son idée, de se l'approprier et de la voir grandir», nuance Charlotte Appietto, créatrice du site Pose ta Dem'.

>> A lire aussi - Reconversion professionnelle : néopaysans, ils témoignent de leur passion

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement