
À 64 ans, Isabelle B. n’entend pas lever le pied. Ancienne cadre en communication basée à Paris, elle a choisi de continuer à travailler… mais à son rythme. Trois jours par semaine dans le conseil aux PME, le reste du temps étant consacré à ses loisirs, ses amis et sa famille. «Je voulais garder mon esprit actif et mes finances sécurisées», explique-t-elle. Grand-mère d’une petite fille depuis peu, elle évoque aussi l’importance de «laisser un peu de patrimoine derrière elle», lorsqu’elle ne sera plus là.
Sa retraite s’élève à environ 2 000 euros par mois, mais elle ne se satisfait pas de cette seule pension. Avec son job à mi-temps et une stratégie de placements bien pensée, la Parisienne entend transformer ses revenus en vraie «source de liberté». Son rêve ? Avoir assez d’argent pour acheter un appartement à Bordeaux dans les dix prochaines années et enfin goûter à la douceur de la vie en bord de mer.
1700 euros bruts mensuels en plus
Pour ses vieux jours, ce qu’Isabelle voudrait, c’est l’océan. Elle, qui avoue «avoir un peu peur des vagues», rêve de profiter des embruns après trente ans dans la capitale. Aussi prenant soit-il, l’ancienne cadre corporate n’avait pas envie de tout arrêter d’un coup l’année dernière. «Logiquement, je me suis dit que j’allais continuer à faire ce que je sais faire, mais un peu moins», détaille la soixantenaire. Désormais, elle travaille trois jours par semaine au sein de la même structure, pour 1 700 euros bruts mensuels.
Ces journées suffisent à «stimuler mon esprit» et à maintenir un lien avec le monde de l’entreprise, tout en lui laissant du temps pour ses activités. «Je regarde beaucoup d’émissions, mais je vois aussi beaucoup d’amis», précise-t-elle. Cette organisation, avec beaucoup de temps libre, lui permet aussi de suivre sereinement ses placements et de contrôler ses comptes.
Des placements diversifiés
Car rien n’est laissé au hasard : budget mensuel, suivi précis des dépenses, anticipation des charges. «C’est simple, mais essentiel : savoir exactement ce qui entre et sort», insiste Isabelle. Elle ne voulait pas que son salaire à mi-temps reste immobilisé sur des comptes peu rémunérateurs. Avec l’aide de son frère, elle a construit une stratégie équilibrée : assurance-vie, fonds indiciels et un petit portefeuille d’actions à dividendes. Chaque mois, elle investit régulièrement et fait un suivi trimestriel pour ajuster si besoin.
Résultat : elle génère environ 25% de revenus complémentaires par rapport à sa pension, tout en sécurisant son capital. «Ce n’est pas spectaculaire chaque mois, mais l’effet cumulé sur cinq à dix ans fait vraiment la différence», souligne-t-elle. Cette discipline lui permet de profiter de petits plaisirs sans culpabiliser : sorties avec ses amis, week-ends avec les petits enfants et bientôt la concrétisation de son rêve bordelais. Son meilleur conseil pour l’après-retraite ? «Il faut travailler peu, mais intelligemment», lance-t-elle avec un brin de malice.
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