
Les jeunes, les femmes et les minorités sont en première ligne. C’est ce qui est ressorti du dernier baromètre de la Défenseure des droits et de l’Organisation internationale du travail (OIT) consacré aux discriminations au travail. Alors qu’un actif sur trois serait touché par ce phénomène, la ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations présente un tout nouveau dispositif. S’il sera lancé officiellement le 19 janvier prochain, «Talents de France» est une initiative nationale en faveur de l’inclusion économique, de l’égalité des chances et des territoires.
Lancée avec le concours de l’Association française des managers de la diversité (AFMD), l’opération doit surtout «objectiver les pratiques des employeurs en matière de lutte contre les discriminations» et «identifier les freins et les leviers d’action pour renforcer l’inclusion dans les politiques RH et RSE», peut-on lire. Après avoir constaté les discriminations, «Talents de France» doit ensuite proposer des solutions. C’est dans ce cadre, décrit ICI, qu’une campagne de «testing» va être lancée auprès de 20 secteurs et sur 4 000 offres d’emploi. Au total, 16 000 CV seront passés au crible.
Deux jours en Bretagne pour commencer
Cette opération doit permettre de mettre en exergue dans quelle mesure le nom de famille, l'origine, l'adresse de résidence, ou tout simplement le genre peuvent être des freins au recrutement. Selon Aurore Bergé, l’initiative doit pouvoir répondre à la problématique suivante : «Comment on arrive à se débarrasser des empêchements qui peuvent être réglementaires, législatifs, culturels, qui sont autant de freins ensuite sur l'insertion professionnelle ?»
C’est dans ce cadre qu’elle participera à la première étape d’un tour de France qu’elle entamera ces jeudi 15 et vendredi 16 février en Bretagne. Elle doit notamment se rendre «dans le quartier prioritaire de Maurepas à Rennes ainsi qu’en périphérie à Saint-Jacques-de-la-Lande, pour rencontrer des structures de proximité œuvrant en faveur de l’insertion professionnelle, de l’accompagnement des publics éloignés de l’emploi et du lien entre habitants, entreprises et territoires», peut-on lire.
Six mois de travail
Selon Le Télégramme, la ministre se rendra plus précisément dans une boulangerie de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner qui œuvre pour le développement des immersions professionnelles à destination des publics éloignés de l’emploi. Ces déplacements doivent être l’occasion de valoriser les bonnes pratiques des entreprises, mais surtout d’identifier les freins qui persistent le plus souvent. Au total, six mois de travail seront nécessaires.
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