Sous certaines conditions, un salarié peut prendre un congé sabbatique d'une durée de 6 à 11 mois. Le contrat de travail est alors suspendu, mais le salarié conserve sa protection sociale pour la maladie, la maternité, l’invalidité et le décès. En revanche, il n’est pas rémunéré et ne génère aucun droit à la retraite.
Il est toutefois possible de ne pas pénaliser sa retraite de base. La première solution, de loin la plus attractive, consiste à ne pas partir en congé sabbatique en début d’année.
Si le salarié prend son congé sabbatique du 1er janvier au 30 novembre, il ne percevra sur l’année qu’un mois de salaire, ce qui ne lui permettra, à condition tout même de gagner plus de 1172 euros, de valider qu’un seul trimestre. Pour rappel, il faut avoir reçu un salaire équivalent à 200 fois le SMIC horaire (soit 1172 euros en 2010) pour valider un trimestre, à 400 fois le SMIC (soit 3 544 euros) pour deux trimestres, etc. Par ailleurs, il faut savoir que, en raison du plafond fixé par la sécurité sociale (2285 euros par mois), même un salarié gagnant, par exemple, 5.000 euros ne peut pas valider plusieurs trimestres en un seul mois.
Pour valider 4 trimestres dans une année, le salarié devra donc travailler au moins 2 mois et demi. Pour cela, il est nécessaire de prendre un congé sabbatique, par exemple, à partir du 1er juillet et jusqu’au 31 mai de l’année suivante. Ainsi, il est possible, suivant son salaire, de valider 4 trimestres sur la première année (grâce aux 6 mois travaillés) et 4 sur la seconde (grâce aux 7 mois travaillés).
L’autre solution, cette fois coûteuse, pour obtenir ses 4 trimestres annuels lors de son congé sabbatique consiste à cotiser volontairement à l’assurance vieillesse. Il faut en faire la demande à la caisse primaire d'assurance maladie de son lieu de résidence et respecter certaines conditions. Le coût est de 15,90 % d’une assiette variant entre 25 et 100 % du plafond de la Sécurité sociale (34 620 euros par an) selon les situations. Cette cotisation permet ainsi de conserver une couverture vieillesse sur le régime de base de la Sécurité sociale, donc de cotiser comme si le contrat de travail n'avait pas été interrompu.
Comment prendre un congé sabbatique sans pénaliser sa retraite de base
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