Travailler à l’étranger est souvent une opportunité pour doper sa carrière et sa rémunération. Cela peut aussi avoir des conséquences désastreuses pour sa future retraite.
Aucune cotisation retraite n’est, en effet, reversée aux régimes de retraite français, sauf dans le cas d'un détachement puisque l'assuré continue de dépendre de la législation française ou, évidemment, à décider de cotiser volontairement aux caisses de retraite françaises.
Toutefois, la retraite de l'expatrié ne sera pas pénalisée si le pays a conclu une convention de sécurité sociale avec la France ou s'il fait partie de l’Union Européenne. Les trimestres accomplis seront bien comptabilisés, au même titre que des trimestres « français ». En revanche, si ce pays n’a aucune convention de sécurité sociale avec la France, les trimestres travaillés à l’étranger sont malheureusement perdus.
Prenons l’exemple d’une personne née en 1952 qui a travaillé 35 ans (140 trimestres) en France et 6 ans (24 trimestres) dans un pays étranger sans convention avec la France. Cet assuré totalise donc, y compris la période à l’étranger, 164 trimestres, soit le nombre de trimestres requis pour obtenir le taux plein. Malgré tout, lorsque cette personne va liquider ses retraites à l’âge légal, soit 60 ans et 8 mois, son taux de liquidation ne sera que de 36,25 % pour le régime de base (au lieu de 50 %), et de 78% pour les régimes complémentaires Arrco et Agirc (au lieu de 100 %).
Si cette même personne avait travaillé les 6 années en Espagne, elle n’aurait subi aucun coefficient de minoration sur ses pensions françaises.
Pour éviter cette perte, il faut soit cotiser volontairement aux caisses françaises (CFE, CRE, IRCAFEX), soit, si c’est encore possible, racheter les périodes effectuées à l’étranger. Mais attention, ces opérations ont un coût et, suivant la carrière, le retour sur investissement n’est pas forcément favorable. Dans ce cas, mieux vaut compenser la perte sur les régimes obligatoires en investissant son épargne dans d’autres supports (assurance vie, immobilier…).
Expatriés, comment ne pas perdre gros sur vos retraites françaises
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