
Un début de remontada ? D’après une enquête annuelle sur les systèmes de retraite dans le monde, la France occupe la 19e position, sur 48 pays étudiés. Une belle progression puisque l’année dernière, l’Hexagone occupait la 25e place de ce même classement. Réalisée par le cabinet conseil Mercer, cette étude publiée ce mardi 15 octobre note la santé des systèmes de retraite selon trois critères. Le premier est la performance qui mesure le niveau de vie des retraités, le deuxième la viabilité, c’est-à-dire l’équilibre financier du système sur le long terme. Enfin le troisième, l’intégrité, évalue la transparence vis-à-vis des actifs et des retraités sur le fonctionnement des régimes de retraite.
Au regard de ces trois critères, les Pays-Bas arrivent en tête du classement devant l’Islande et le Danemark. Les bons résultats du système néerlandais s'expliquent notamment, selon Mercer, par une réglementation stricte mais aussi les conseils qui sont délivrés aux retraités. Derrière ce trio de tête, le cabinet relève que «plusieurs systèmes, dont la Chine, le Mexique, l’Inde et la France, ont entrepris des réformes récentes pour améliorer leur score ces dernières années».
De nombreux points d’amélioration
Pour l’Hexagone, le cabinet fait bien sûr référence à la réforme des retraites de 2023 qui a relevé l’âge légal de 62 à 64 ans et allongé plus rapidement la durée de cotisation nécessaire pour partir avec une retraite à taux plein. «La récente réforme des retraites a en effet amélioré la viabilité du système par répartition, compte tenu de l’allongement de la durée de cotisation, au détriment de celle de la retraite», indique Manon Carlési, co-responsable de l’offre transition emploi retraite pour Mercer, dans un communiqué de presse.
Mais pas de quoi se réjouir trop vite, prévient l’étude de Mercer qui pointe les difficultés structurelles du régime de retraite français avec une démographie défavorable - le nombre de retraités ne cesse d’augmenter comparé à celui des actifs - et un trop faible taux d’emploi des seniors. «La part marginale des dispositifs supplémentaires d’entreprise explique également un score qui pourrait progresser davantage», estime également Manon Carlési. Comparée aux autres pays étudiés, la France reste à la traîne en matière de placements pour augmenter son futur niveau de pension.



















