
En 2019, 45 000 véhicules ont été abandonnés dans les fourrières de l'Hexagone, selon les données de l’État communiquées par l’Ademe. Et pour le récupérer, il n’y a pas le choix, il faut sortir le chéquier. Et les tarifs, bien qu’encadrés par un arrêté ministériel, ne font qu’augmenter au fil des années. Malheureusement pour les conducteurs qui circulent dans les grandes métropoles, les frais de mise en fourrière y sont plus élevés, relaie 20 minutes.
Ainsi, l’enlèvement d'un véhicule de la chaussée coûte 127,65 euros contre 121,27 euros en 2023. Et il y a intérêt à venir le récupérer rapidement, sous peine d’acquitter 6,75 euros de frais de garde journalière. Autant d’abandons qui coûtent cher à la collectivité en raison des frais de gardiennage, assurances, personnels, destruction, frais administratifs… Au total, la facture s’élève à près de 13 millions d’euros par an pour l’État, selon les estimations de la Délégation à la Sécurité routière et les collectivités territoriales.
La voiture considérée comme «abandonnée»
Une charge qui pèse aussi pour les propriétaires. Ces derniers disposent d’un délai limité pour remplir les documents administratifs et récupérer leur véhicule. Un courrier avec un accusé de réception est envoyé dans les cinq jours ouvrables suivant l’enlèvement. Au bout de dix jours, la voiture est considérée comme «abandonnée» et termine à la casse. Ce délai passe à quinze jours si la voiture a encore de quoi rouler. Les Domaines sont ensuite de charger de la revendre. Le conducteur peut également n’a pas les documents nécessaires pour retirer sa voiture.



















