
C'est une majoration record : 65 fois l'amende de départ pour cet automobiliste suisse persuadé qu'il finirait par obtenir gain de cause. Selon le média 20 Minuten, ce dernier a été verbalisé il y a trois ans pour un léger dépassement de vitesse : flashé à 64 km/h dans une zone limitée à 60 km/h dans le district de Delémont (ramené à seulement 1 km/h en trop après application de la marge d'erreur), le conducteur a reçu chez lui une amende de 40 francs suisses (environ 43 euros).
Seulement voilà : ce n'est pas lui qui était au volant ce jour-là. C'est en tout cas ce qu'il a expliqué pour justifier la contestation de cette amende, sans pour autant accepter de révéler à qui il avait prêté son véhicule. Le juge pénal a, tout d'abord, affirmé que la photo prise par le radar était bien celle du propriétaire de la voiture. Mais l'homme a tenu bon et a porté l'affaire auprès du tribunal fédéral.
Une procédure très longue et très coûteuse
Au final, la procédure de contestation aura duré trois ans. Mais si le destinataire de l'avis de verbalisation a obtenu une petite victoire – le tribunal reconnaissant que ce n'était effectivement pas lui sur la photo – il n'a pas obtenu gain de cause pour la contestation de l'amende. Non seulement il doit s'acquitter des 43 euros, mais en plus, il doit payer les frais de justice inhérent à cette longue contestation. La note est douloureuse : 2600 francs suisses, soit un peu plus de 2 800 euros. Un (très) petit écart de vitesse qui aura coûté énormément de temps et d'argent. Reste à savoir si les frais seront partagés avec celui qui était vraiment au volant il y a trois ans à Delémont...
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