Jeudi 29 janvier, la proposition de loi qui prévoyait la gratuité des parkings d’hôpitaux publics a été adoptée par l’Assemblée nationale et ses députés, selon TF1. Le texte, qui avait été déposé à l’initiative du Parti socialiste en septembre 2025, prévoit dans son détail la gratuité pour deux heures de parkings dans tous les hôpitaux publics français, ce qui concerne les visiteurs et les patients. En contrepartie, les établissements, eux, reçoivent une compensation financière.

À l’origine de ce texte, le député PS de Meurthe-et-Moselle Stéphane Hablot, pour qui «ce n’est pas aux visiteurs de payer» les parkings. Il proposait donc deux heures de gratuité et «un prix raisonnable» après les deux premières heures. Pour les patients, le texte prévoit la gratuité totale du parking pendant le séjour, mais aussi pour le personnel le temps de service. Il instaure également un plafond de 15 euros par jour de paiement et un plafond de 100 euros mensuels en abonnement. Côté établissements de santé, le texte met en place une compensation financière pour ceux qui doivent donc renégocier les conditions tarifaires de stationnement.

Un dispositif encadré et compensé

Au cœur des débats qui concernaient cette mesure se trouvait la question du financement, dans un contexte budgétaire difficile. En effet, beaucoup d’établissements hospitaliers français ont confié la gestion de leurs parkings à des sous-traitants privés, souvent critiqués pour leurs tarifs. La compensation financière prévue par le texte permet donc que la gratuité instaurée ne se transforme pas en manque à gagner pour des établissements déjà en situation critique.

En Europe, les prix des parkings d’hôpitaux publics sont très variés selon les pays. En Écosse, par exemple, la gratuité est déjà de mise, alors qu’en Allemagne le prix des parkings est généralement compris entre 5 et 10 euros par jour. Mais au Royaume-Uni, et à Londres, le Guy’s and St.Thomas Hospital facture jusqu’à 90 euros pour 24 heures.