Il était loué pour ses qualités à ses débuts. Mais très rapidement, le moteur PureTech, commun à Stellantis (Peugeot, Citroën, DS voire Opel), s’est avéré être une énorme épine dans le pied du groupe. La faute à sa courroie, trop fragile, lubrifiée par un bain d’huile afin d’économiser des coûts de développement. Or, très rapidement, les cas de casse moteur se sont succédé, et malgré une amélioration effectuée en 2022, elles se sont poursuivies. Au total, plus de quatre millions de moteurs 1,2 litre ont été commercialisés, débouchant sur une action collective et l’ouverture d’une enquête par l’Etat.

L’année dernière, Stellantis a également ouvert une plateforme spécifique afin de rembourser les automobilistes lésés, et les principaux sont des propriétaires de Peugeot. Raison pour laquelle son nouveau patron, en poste depuis un an, Alain Favey, fait un mea culpa aujourd’hui en publiant une lettre ouverte à ses clients afin de «recréer un sentiment de confiance avec nos clients, et le public en général», explique-t-il dans un entretien accordé au Parisien. Malgré un statut de «marque préférée des Français», Peugeot pâtit encore de ce scandale.

Un «arsenal de mesures» mis en place

La première chose à savoir, martèle Alain Favey, est que «le problème PureTech est maintenant parfaitement contrôlé et n’a plus de réalité sur les modèles vendus aujourd’hui». Il assure que sur toutes les Peugeot «achetées depuis 2022, les risques de surconsommation d’huile, voire de casse moteur, n’existent plus». Evoquant des «regrets», la lettre doit aussi permettre à la marque d’avancer et de tirer des conclusions du passé, indique le directeur de la marque au lion : «Notre approche, dorénavant, est de considérer que tout problème naissant doit être réglé à sa source, s’il le faut par des campagnes de rappel.»

Plus globalement, Alain Favey reconnaît que la marque a laissé ses clients pour compte alors qu’elle a «toujours représenté une promesse de qualité et de durabilité des véhicules». Il ajoute auprès du Parisien : «Nous n’avons pas tenu cette promesse et je fais amende honorable.» Pour éviter tout désagrément dans le futur, Peugeot a mis en place un «arsenal de mesures», et le patron de citer une «couverture spéciale» jusqu’à dix ans et 180 000 kilomètres ainsi qu’un «certificat Check+» attestant de la souscription à cette couverture spéciale lors de l’achat.

Peugeot de retour à Sochaux

Alain Favey est enfin revenu sur l’ouverture de la plateforme de dédommagement, souvent critiquée, qui a traité «plusieurs milliers de cas», sans en dire davantage. En dehors des problèmes liés à PureTech, le nouveau directeur veut aller de l’avant, notamment avec une «batterie de lancements en 2027, 2028 et 2029». Parmi les dernières annonces : le retour en tant que sponsor maillot du club de football du FC Sochaux-Montbéliard un peu plus de dix ans après s’être désengagé. Actuellement en National (troisième division), le club aspire à remonter en Ligue 2.

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