À 13 ans, Robert était déjà initié aux casse-têtes de l’automobile. «Si on dépense trop pour faire un beau moteur, il faut se contenter d’une planche de bord plus austère», lui expliquait son père. Le fils de Robert, Charles, se souvient des maquettes de voitures qu’il assemblait, un avant-goût de ses études d’ingénieur. Le cousin de Charles, Romain, allait encourager le FC Sochaux, l’équipe fondée par son arrière-grand-père, et dans laquelle il investira des années plus tard. Une autre cousine, Camille, évoque un rêve d’enfant insolite : «Quand je serai grande, je serai PDG de PSA !» Ainsi grandissent les héritiers de la famille Peugeot, une dynastie active depuis deux siècles dans l’industrie. Et qui représente, avec un patrimoine estimé à 4,52 milliards d’euros en 2024, la 25eme fortune de France, selon le classement de Capital.

Peugeot, une signature incrustée dans la carrosserie de millions de véhicules. La famille détient toujours 7,74% de Stellantis, le groupe aux 14 marques automobiles, actuellement dans le rouge. Ce nom, on le retrouve sur des moulins à poivre, des outils, des valises, des chaises de jardin… Il apparaît aussi au capital d’une myriade d’entreprises et de fonds d’investissement. Mais qui connaît les membres du clan Peugeot, cette vaste cousinade réunie dans la holding Etablissements Peugeot Frères (EPF) ? Rarissimes dans la presse, ils ont fait une exception en nous ouvrant les portes de leurs bureaux à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Sur place, ils choisissent leurs mots soigneusement. C’est que tous ont été élevés au travail et à la discrétion avec cette devise : «Nous avons plus de devoirs que de droits.» Jetons nous donc dans la fosse aux lions.

Chez les Peugeot, on mélange famille et business

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