Et si l’État reprenait en charge la gestion des autoroutes ? Cette proposition revient souvent dans le débat politique. Selon le Rassemblement national (RN), renationaliser ces voies permettrait de faire baisser de 10 à 15% le prix des péages. Une fois n’est pas coutume, la France Insoumise va dans le même sens : pour «mettre fin au pillage économique de la nation», le parti appelle à revenir sur les privatisations réalisées «à vil prix» dans son programme «L’Avenir en commun». Que penser d’un tel scénario alors que le RN et LFI vont se disputer le pouvoir aux élections législatives anticipées, prévues le 30 juin et 7 juillet ?

Ce sujet n'apparaît pas encore dans les premiers éléments de programme partagés par le RN et le nouveau Front Populaire. Mais force est de constater que la dissolution de l’Assemblée nationale, le 9 juin, a fait trembler les géants des autoroutes françaises. Entre le 7 et 18 juin, le cours de Bourse d’Eiffage a chuté de 13%, tandis que Vinci a plongé de 10%. Il faut dire qu’en cas de nationalisation, ces deux entreprises auraient beaucoup à perdre : elles captent toutes les deux 80% du trafic du réseau autoroutier concédé.

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