
Un sujet majeur du débat public à l’approche des élections municipales. Malgré certaines disparités à l’échelon national, le stationnement est devenu un poste de dépense contraignant, notamment à Paris, comme le montre une analyse menée par Parclick. «En quelques semaines, il peut peser lourdement sur les budgets du quotidien et influencer directement les choix de mobilité», confie Céline Ottenin, Squad Lead France pour l’application leader de la réservation de parkings en ligne en Europe.
En effet, dans plusieurs arrondissements de la capitale, notamment dans l’Est, la hausse observée entre décembre 2025 et janvier 2026 est significative. Par exemple, dans le XXe arrondissement, le tarif horaire a explosé de plus de 39 %, passant de 1,29 euro à 1,80 euro par heure. De même, dans le XIXe, il a bondi de 27,7 % (de 1,63 euro à 2,09 euro/heure). Plus généralement, une majeure partie de Paris a vu le tarif horaire du stationnement augmenter plus modérément comme dans le XVe arrondissement (+ 8,3 %) ou le XIXe (+ 13,4 %).
Des disparités au niveau national
Malgré ces tendances spectaculaires, certains arrondissements font figure d’exception et font l’objet de stabilité ou de repli tarifaire. Ainsi, dans le VIIe, le tarif horaire du stationnement a seulement augmenté de 0,4 % en l’espace d’un mois, tandis que dans le IIe arrondissement de la capitale, il a fortement chuté de 17,7 %. Selon Parclick, ces baisses s’expliquent surtout par des ajustements ponctuels plutôt que par une volonté d’infléchissement durable.
Au niveau national, des disparités existent au sujet des tarifs de stationnement. Entre décembre 2025 et janvier 2026, le prix horaire moyen national évolue de manière stable (- 0,3 %). Ainsi quand ce dernier a baissé de près de 8 % à Lyon, il a seulement augmenté de 3 à 4 % à Bordeaux. Mais au même titre qu’à Paris, les écarts de prix se creusent selon les quartiers de chacune des métropoles.



















