Le cauchemar des conducteurs confrontés à des airbags Takata défectueux continue. En France, 1,7 million de véhicules sont actuellement immobilisés via la procédure dite de «stop drive»: ils sont interdits de circulation tant que les airbags dangereux ne sont pas remplacés. Cependant, obtenir un rendez-vous chez un garagiste peut prendre des semaines, voire des mois. C’est le cas d’Ana‑Luisa, propriétaire d'une DS3 à Colmar, qui ne peut plus conduire sa voiture depuis plus de deux mois.

Un rendez-vous était prévu à la mi-août pour remplacer les airbags défectueux, mais il a été annulé en raison d’une rupture de stock et n’a jamais été reprogrammé. «Je me suis rendue lundi matin chez le concessionnaire le plus proche pour lui demander un véhicule de remplacement. Mais ils m’ont répondu qu’ils n’en n’avaient pas et qu’ils ne connaissaient pas la procédure», a-t-elle témoigné sur RMC et BFMTV, mercredi 20 août. «Je suis complètement immobilisée depuis le 16 juin parce que je n’ai pas envie de mourir. Tous les jours, je suis en stress, je me demande comment je vais aller travailler, je dois poser des congés, etc. C’est un casse-tête tous les jours», déplore-t-elle.

Jusqu’à 1 000 euros par jour de retard

Pourtant, depuis mardi, les constructeurs sont tenus de fournir un véhicule de remplacement aux clients immobilisés plus de 15 jours, sous peine de devoir verser une astreinte pouvant aller jusqu’à 1 000 euros par jour de retard et par voiture concernée. Le gouvernement leur impose également de proposer, sous deux mois, une réparation à domicile ou le remorquage du véhicule jusqu’au garage.

Mais malgré ces obligations, certains automobilistes restent bloqués, alors que les airbags Takata présentent un risque mortel d’explosion. Ce défaut a déjà provoqué un deuxième accident mortel en métropole début juin, portant le bilan à 18 décès et 25 blessés.

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