Le scandale des airbags Takata n’en finit pas. Le ministère des Transports ajoute une vérification supplémentaire sur les véhicules qui pourraient être équipés de ces derniers, rapporte Ouest-France. Pour rappel, 20 décès et 46 accidents sont imputés à ces airbags, rien qu’en France. Ceux-ci présentent un risque d’explosion et de projection de fragments métalliques quand ils se déclenchent. Un rappel à l’échelle nationale a été engagé en mai 2024, mais sur les 2,5 millions de voitures concernées, le ministère estime qu’il en reste 1,3 million en circulation.

Les véhicules concernés doivent être rapportés à un garagiste agréé de leur marque pour être repérés gratuitement. Cet été, un arrêté ministériel a poussé les constructeurs à procéder à la révision dans les deux mois, sous peine de sanctions. De plus, un «véhicule de courtoisie» peut être proposé au conducteur si la réparation prend trop de temps, ce qui devrait pousser plus d’automobilistes à rapporter leur voiture.

Une contre-visite facturée

Le ministère des Transports impose désormais aux garagistes de vérifier si le véhicule qu’on lui apporte est concerné par le cas des airbags Takata. Mais voilà, si un véhicule doit bien être révisé, le contrôle fera l’objet d’une contre-visite pour «défaillance critique». Celle-ci sera «à la charge de l’automobiliste, facturée de 0 à 40 euros». Le ministère appelle tout de même «les opérateurs de contrôle technique à la modération sur leur tarif pour cette expertise». Cette contre-visite devient automatique au 1er janvier 2026 pour tous les véhicules classés «stop-drive», du nom de la campagne de rappel.