
La transition entre voitures à essence et diesel et voitures hybrides électriques s’accélère. Selon les chiffres de l’étude de l’Association européenne des constructeurs (ACEA), relayée par Les Échos, les immatriculations de voitures neuves à essence ont diminué de 18,7 %. Et ce phénomène n’est pas seulement circonscrit à quelques pays : il concerne les principaux marchés européens, et plus particulièrement le marché français, où les immatriculations ont dégringolé de 32 %. Un phénomène encore plus criant qu’en Allemagne, où les chiffres ont également baissé, de 21,6 %. Par ailleurs, en décembre 2025, les ventes de voitures électriques (non hybrides) ont dépassé celles des voitures à essence ou diesel au sein de l’UE, avec 218 000 ventes d’électriques, contre 216 400 voitures à essence ou diesel.
Du côté des voitures diesel, le constat est le même. En 2025, le nombre de ventes a connu une baisse de 24,2 %, et la part de marché a atteint 8,9 %. Mais pourquoi une telle diminution des ventes ? D’abord parce que l’offre de voitures diesel se réduit de plus en plus, notamment car les constructeurs laissent davantage de place dans leur offre aux véhicules électriques, afin de répondre aux nouvelles exigences de réduction de CO2. Chez Stellantis par exemple, la société a vu la part de voitures diesel atteindre 5 % en France, un chiffre qui compte pourtant les véhicules utilitaires. Renault, de son côté, ne propose plus de diesel, à de rares exceptions près.
L’hybride s’impose comme la solution de transition
Les voitures 100 % thermiques perdent donc du terrain très rapidement, et ne représentent désormais qu’un peu plus d’un tiers des ventes de véhicules neufs en Europe, à 35,5 %, soit une perte de dix points en un an. Toutefois, le moteur à combustion ne va pas disparaître puisque les véhicules hybrides sont les gagnants de cette transition, et représentent 34,5 % des ventes de voitures neuves. Des voitures qui sont un mélange de thermique et d’assistance électrique, une combinaison qui trouve grâce aux yeux des consommateurs.
Par ailleurs, le marché de l’occasion confirme que l’heure de la fin du moteur à combustion n’a pas encore sonné : il est toujours dominé par les voitures thermiques. Le prix des voitures diesel d’occasion est toujours élevé, et les modèles électriques d’occasion, eux, ne partent pas rapidement. En 2025, la durée moyenne de vente de véhicules électriques d’occasion avait pu aller jusqu’à 180 jours, c’est deux fois plus que pour un véhicule thermique, selon le spécialiste de la donnée Indicata.

















