
Petits prix, gros ennuis ? Selon une étude de CarVertical, une société spécialisée dans les rapports d'historique automobile, plus les voitures d’occasion affichent des tarifs attractifs, plus vous risquez de tomber sur un véhicule au compteur kilométrique trafiqué. Vous savez, il s’agit de cette arnaque récurrente qui vise à vendre un modèle avec un kilométrage nettement en-dessous de la vérité. Un véritable fléau puisqu’il suffit d’une reprogrammation électrique, presqu’impossible à déceler pour le commun des mortels, pour réussir l’entourloupe. En Europe, 4,9% des véhicules d’occasion sont concernés par ce phénomène, avec un manque à gagner par rapport à la valeur réelle des véhicules vendus d’environ 5,3 milliards d’euros par an, dont 1,15 milliard d'euros pour la France, d’après les estimations de CarVertical.
Les voitures d’occasion de moins de 5 000 euros ont le taux de fraude le plus élevé
Ce spécialiste a mené l'enquête en analysant les rapports d’historique de véhicules achetés par ses utilisateurs durant un an (de mars 2024 à mars 2025) afin d’alerter sur les modèles les plus exposés au trafic de compteur. Bilan : les acheteurs à la recherche de véhicules pas chers doivent être particulièrement vigilants. Dans la catégorie des modèles à moins de 5 000 euros, 3,2 % d’entre eux sont en effet dotés d’un compteur kilométrique trafiqué. C’est le taux de fraude le plus élevé. Il baisse ensuite à 2,7% pour les voitures affichées en revente entre 5 000 et 10 000 euros, et atteint 1,9% pour celles comprises entre 10 000 et 15 000 euros.
CarVertical explique aussi que la catégorie des “premium” et haut de gamme n’est pas épargnée par la fraude. Certes, le risque paraît plus limité en proportion – 1,8% des modèles entre 35 000 et 40 000 euros, 1,1% entre 45 000 et 50 000 euros, ou encore 1,6% au-delà de 50 000 euros, mais, lorsque la supercherie frappe, les pertes financières explosent. Un simple compteur trafiqué sur un véhicule de 50 000 euros peut en effet coûter plusieurs milliers d’euros de manque à gagner à l’acheteur. Sans compter les dangers liés à l’usure réelle du modèle.
Pour éviter de vous faire arnaquer, vous devez adopter le bon réflexe : vérifiez l’historique du véhicule par l’intermédiaire du service Histovec, proposé par la délégation à la sécurité routière. C’est gratuit et officiel mais peut-être pas assez complet. CarVertical, comme Autoviza ou Autorigin, peuvent également vous transmettre des rapports, mais en moyennant environ 20 à 30 euros par voiture.
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