Et c’est reparti pour un tour ! De ces garages géants, les voitures rayées et cabossées ressortent avec une carrosserie lustrée. Un moteur au bruit suspect ? Les pièces défaillantes sont remplacées, garantie à l’appui. Dans l’habitacle, les coutures des sièges sont reprises si besoin et, après un grand ménage, l’automobile est prise en photo sous tous les angles puis remise en vente. Prête à vivre une deuxième, voire une troisième vie. C’est ainsi que des dizaines de centres de reconditionnement de véhicules sont apparus en France. Ce ne sont pas tout à fait des usines, car on n’y fabrique pas de nouveaux modèles. Mais on y travaille quand même à la chaîne, alors que les voitures défilent par centaines chaque semaine.

Plusieurs grands groupes se partagent ce marché des véhicules reconditionnés. Ils sont constructeurs automobiles (Renault et Stellantis), distributeurs (Emil Frey) ou spécialistes du segment (Aramisauto et Auto1, plus connu pour son site Vendezvotrevoiture.fr et son célèbre ambassadeur, le footballeur Franck Leboeuf). Facile de comprendre cet engouement : devant le prix dissuasif des voitures en concession, les automobilistes se tournent vers l’occasion, un marché trois fois plus gros que celui du neuf ! Et si 60% des transactions s'effectuent entre particuliers, «les ventes de professionnels à particuliers augmente d’année en année», observe Romain Boscher, directeur général d’Aramisauto, qui a reconditionné plus de 91 000 véhicules en 2025.

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