Vous avez reçu un coup de téléphone ou un courrier vous faisant miroiter une bonne nouvelle : en effet, il semblerait que vous ayez été choisi ou tiré au sort par un magasin d’ameublement pour remporter un gros lot. La seule chose à faire ? Venir le retirer en magasin ! C’est ce qui est arrivé à une auditrice d’ICI, contactée par un de ces magasins après, lui dit-on, avoir remporté deux nuits dans un hôtel, une batterie de cuisine ou encore un bracelet.

Si elle s’est rendue sur place, croyant récupérer ses lots, elle a vite déchanté, expliquent nos confrères. Car sur place, le vendeur a tout fait pour qu’elle jette un œil aux canapés exposés. Il s’agit tout simplement de l’arnaque au canapé ! Connue depuis plusieurs années déjà, elle consiste à appâter un client en lui faisant miroiter des cadeaux, mais surtout en tentant de lui vendre des canapés ou autres objets d’ameublement à prix fort. Comme l’avait déjà expliqué TF1 il y a plusieurs mois, cette pratique commerciale trompeuse est assez répandue.

Des méthodes agressives

La plupart du temps, il s’agit de magasins éphémères qui, une fois vous avoir attiré dans leurs filets, font tout pour vous arnaquer en transformant les cadeaux en bons d’achat, utilisables uniquement le jour même, en vous promettant des remises illusoires ou encore en vous proposant des articles dont la provenance ou la qualité laissent à désirer. Surtout, dans de nombreux cas, les pseudo-vendeurs usent de méthodes agressives.

Ce fut le cas de l’auditrice d’ICI qui, en voulant «seulement» récupérer son lot, a été confrontée à un vendeur qui était même prêt à en venir aux mains. Des pratiques sur lesquelles la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) alerte depuis des mois. Car ce genre d’escrocs vise essentiellement une clientèle vulnérable, comme les personnes âgées. Dans le cas de l’exemple cité par TF1, la boutique éphémère dans le Pas-de-Calais vendait des canapés 7 000 euros et, surtout, n’avait aucune autorisation pour s’implanter dans la commune.

Pensez au délai de rétractation

Si des procédures judiciaires sont lancées, souvent, les aigrefins ont le temps de faire des victimes. Le ministère de l’Economie rappelle que vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours lorsque vous achetez un bien ou un service à distance. Cela concerne tous les achats réalisés à distance ou en dehors de l’établissement du professionnel, que ce soit en ligne, par téléphone, lors d’un télé-achat ou dans le cadre d’une vente par correspondance. Il suffit d’envoyer un courrier (dont voici un modèle) au vendeur par courrier recommandé. Vous pouvez enfin signaler ce genre de pratique sur la plateforme SignalConso.