
C’est une mésaventure qu’elle n’est certainement pas prêt d’oublier. Consultante en référencement SEO-GEO, Chantal P. qui exerce en freelance a partagé sur sa page LinkedIn une toute nouvelle arnaque dont elle a été récemment la cible. Selon son témoignage, un certain Mathews McGowan l’aurait contactée sur son réseau professionnel pour lui proposer un poste chez Mistral AI, une entreprise d’intelligence artificielle, pour un salaire entre 150 000 et 270 000 euros.
«Je suis en train de passer la certification en référencement web en audit SEO-GEO, donc la proposition ne me paraissait pas mal», a-t-elle expliqué à TF1. Quant au salaire visiblement élevé pour le poste, celui-ci n’a pas fait tiquer la principale intéressée au vu de son profil. «Avec trente ans d’expérience dans l’informatique, ça pouvait quand même passer». Le mail semblant lui aussi en bonne et due forme, tout comme l’adresse mail et la signature, Chantal P. ne s’est donc pas méfiée et s’est donc lancée dans le processus de recrutement de son interlocuteur.
Des doutes après le premier entretien
«Il m’a mise en contact sur Teams avec une personne RH. Il a commencé à me poser des questions très professionnelles sur mon parcours, mes connaissances», explique-t-elle à nos confrères. Pourtant, après ce premier entretien de 45 minutes, la quinquagénaire commence à avoir quelques réserves sur la proposition de poste. «Là où j’ai commencé à avoir un doute, c’est qu’à la fin de l’entretien il m’a dit : 'Je vais transmettre votre dossier au manager de l’équipe’», raconte Chantal P. a qui on a demandé trois documents de présentation et de connaissances.
Ne connaissant pas ces documents, Chantal P. décide donc de faire appel à Claude, une intelligence artificielle, pour les lui préparer. Mais une fois les documents envoyés, ces derniers sont refusés pour cause de mauvais format. Mathews McGowan lui propose alors de la mettre en contact avec une autre personne, un juriste, pour l’aider dans ses démarches. Sauf que voilà, ce nouvel interlocuteur lui demande une contrepartie de 500 à 700 euros. «Je me suis dit : ‘C’est quoi ça ?!’», se souvient-elle. Sentant le piège, Chantal P. décide quand même de rentrer dans le jeu de l’escroc en négociant les documents contre 200 euros avant de ne finalement plus répondre. Le malfrat lui, tentera pourtant de lui envoyer ses données bancaires dans un établissement situé au Nigeria. «J’avais tous les red flags», explique-t-elle.
Usurpation d’identité
Ayant eu le nez creux, en réalité cette offre d’emploi n’en était pas une. Si l’un des recruteurs de Mistral AI au nom de Mathew McGowan existe bien, l’orthographe de son prénom avait été modifiée pour duper la victime. Face à ce type d’arnaque à l’emploi, le ministère de l’Économie tire d’ailleurs la sonnette d’alarme. Sur son site, il est ainsi rappelé les bonnes manières pour éviter de tomber dans le piège.
Tout d’abord, il est important de se méfier des offres trop attractives ou des propositions non sollicitées. Ensuite, le ministère rappelle qu’il faut toujours vérifier l’existence de l’entreprise, des recruteurs et de ne jamais transmettre des données personnelles ou effectuer un quelconque versement d’argent. Enfin, en cas de doute, le site gouvernemental invite à rompre immédiatement le contact et à effectuer un signalement sur la plateforme Pharos.



















